Le 24 janvier, à Minneapolis un deuxième manifestant, après Renée Good il y a trois semaines, a été abattu par l’ICE, la police mise en place par Trump pour faire la chasse aux migrants. Alex Pretti, un infirmier de 37 ans venait de filmer les brutalités de l’ICE et portait secours à une manifestante malmenée par les policiers.
Les media ont bien peu relayé l’énorme mobilisation de dizaines de milliers d’habitants des deux villes jumelles Minneapolis et Saint-Paul le 23 janvier, qui exigent le départ de l’ICE et la fin des rafles contre les immigré.es. Dans de nombreuses villes des Etats-Unis, la mobilisation contre cette chasse aux migrants s’organise à la base, dans les quartiers, les entreprises, les commerces, des veilleurs donnant l’alerte à l’arrivée des policiers.
L’organisation des travailleur.es, de la population, c’est bien le seul moyen pour faire barrage à la violence raciste, à la sauvagerie de cette police, comme aussi à la catastrophe à laquelle conduisent la concurrence capitaliste et l’offensive de la première puissance mondiale contre les travailleurs et les peuples du monde entier.
A bas l’exploitation capitaliste, le militarisme et la guerre
Après l’attaque terroriste des Etats-Unis contre le Venezuela, Trump a renouvelé ses menaces d’intervenir militairement contre le Groenland, colonie du Danemark, y renonçant finalement après avoir obtenu de ce dernier des zones pour installer de nouvelles bases militaires US et des permis d’en exploiter les ressources minières.
Il a aussi dans le même temps entamé la phase 2 du prétendu « plan de paix pour Gaza » après 3 mois d’un soi-disant cessez-le-feu qui n’a jamais existé. La guerre génocidaire contre les Palestiniens se poursuit ainsi que les violences de l’armée et des colons israéliens en Cisjordanie pour chasser les Palestiniens de leurs terres. Un gouvernement technique composé de Palestiniens a été nommé, mais sans pouvoir et qui doit être supervisé par un « conseil de la Paix » créé par Trump et ses conseillers, à la main de Trump et des Etats-Unis puisque ses membres, chefs d’État de plusieurs pays sont nommés par lui. Il a ainsi rejeté la candidature du Canada qui l’avait critiqué mais accepté celle de Netanyahou.
Jusque-là on ne peut plus serviles à l’égard des Etats-Unis, plusieurs dirigeants de l’Union européenne ont réagi aux menaces de Trump contre le Groenland, Macron en tête.
Ils voudraient faire croire qu’ils défendent la liberté du Groenland comme ils se prétendent les défenseurs du peuple ukrainien face à l’agression russe, alors qu’ils l’utilisent comme chair à canon d’une guerre par procuration qu’ils mènent contre la Russie pour le compte des USA et des puissances occidentales.
En France 53 milliardaires plus riches que 32 millions de personnes
Leur indignation contre Trump ne fait pas illusion. Tous ces gens-là sont du même monde, ils défendent les intérêts des capitalistes et des milliardaires, servent leur enrichissement, même s’ils sont en concurrence les uns avec les autres. Les dernières statistiques publiées par Oxfam à l’occasion de Davos montrent crument la réalité. En 2025 en France les 53 milliardaires sont désormais plus riches que plus de 32 millions de personnes réunies. Dans le même temps, la pauvreté ne cesse d’augmenter, 15,4 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, selon l’Insee en 2023.
Une démonstration que non seulement la richesse des grandes fortunes ne « ruisselle » pas mais qu’elle enfle en se nourrissant des licenciements, de la limitation des salaires, des revenus de la protection sociale et des budgets des services publics.
Pour répondre à la guerre que mènent contre nous les milliardaires et leurs serviteurs, nous avons besoin de nous organiser démocratiquement à la base, préparer notre contre-offensive, élaborer notre propre stratégie en vue de l’expropriation des fauteurs de guerre, la grande bourgeoisie qui détient les moyens de production et l’État policier et militaire qui les sert.
L’avenir dépend de notre capacité à imposer le contrôle des travailleur·es et de la population sur l’économie et les comptes de l’État pour satisfaire les besoins de toutes et tous, c’est-à-dire construire un gouvernement démocratique, révolutionnaire des travailleurs.
Notre combat participe de la lutte internationale du prolétariat mondialisé pour le socialisme qui passe pour nous, ici, par la construction d’une Europe des travailleur·es et des peuples, de la solidarité et de la coopération, de la paix.




